Dieu...

Inflexioniste alternatif à tendance psychosociopathologique qui se manifeste par des excès de sociophobie traité par sarcasmophilie.

"Homme-haut" en réception intellectuelle de capiliculture, hors normes sociale car aucune société ne me comprend.
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 23:47

Ca fait du mâle, ca fait du bien.

 

Tu viens plus près de moi, sur ce lit a la couverture froide mais épaisse. Tu t'allonges à ma gauche, pose ta main sur ma cuisse et commence lentement à me caresser avec ton pouce. Un simple contact qui titille mon excitation, un rien qui me fait du bien. Pendant quelques instants, j'en viens même à oublier où je suis. En totale soumission, je me laisse bercer par ta respiration, renverse ma tête en arrière et apprécie ce moment. Tes lèvres s'approchent des miennes, légerement humide et pourtant si chaudes, elles me brûlent et enflamme mon corps. Je veux juste toi, je ne sais pas vraiment comment te le dire ni ce que cela représente, mais je sais que je te veux corps et âme. Collant ton torse au mien, en total don de moi même je te laisse maitre de la situation. Ta langue carrese mon visage, sans crier gare elle reveille en moi les pulsions les plus primaires qui puissent dormir. Partagé entre une mélancolie et une nostalgie, je reste à ta mercie. J'aime quand tu es là, collé à mon corps, frottant ta peau sur la mienne, lentement mais aussrément, avec la poésie du romantisme et la violence du désir, une alchimie aussi improbable qu'excitante.

 

Si les détails étaient laissés à l'abandon au départ de notre couche, ils sont pourtant tous parfait. La chaleur ambiante suffit à porter a mes narines l'odeur de ton corps, sans l'atténuer ni m'éttoufer. La musique compose une ode charnelle, voluptueuse et sensuelle. L'excitation et la passion se mélangent à nos parfums, si masculins et si tendre. Ton coup de rein est aussi parfait que ta douceur, il me pousse a crier mon amour au milieu de cette nuit noire. Le monde autour de moi parait si loin, si distant, si ralentit et si insignifiant. Seul toi et moi, ou devrais-je dire nous, notre fusion, notre symbiose, notre union, notre unité, me parait vivante. L'obscurité ne pénètre pas la chambre aussi facilement que ton corps me pénètre, m'enflamme, m'embrase et m'embrasse.

 

Une plénitude que seul toi sait m'apporter, à chaque fois tu y parviens. Des ailes blanches accrochées à ton dos, tu te faufiles en moi comme un serpent autour de mon cou, sifflant à mes oreilles une douce mélodie aux sonorités rauques et viriles. De petits cris si primaires et si intense, je ne veux pas m'arrêter ni toi non plus, tu me retournes, tu continues et te soucies de me faire plaisir, les yeux du monde sont à nos antipodes et nous n'y pensons même pas. Chaque partie de nos corps se touchent, se caressent, s'attirent et s'extasient de cet instant. Une vague respiration haletante, la douceur du moment en prime. On s'attend a exploser l'un avec l'autre, des paillettes plein les yeux, plein la chambre, un cocon de douceur et d'amour, de la ouate atmosphérique, mon cerveau bouillonne sans réllement savoir pourquoi, juste te savoir là me faut vibrer.

 

Le ressenti est exquis, l'excitation n'est finalement plus rien. Au delà de tous ça, de ces mots, c'est juste ce frisson qui remplace tout ça. Ta langue si mielleuse bouge sans relâche, aussi rapidement que notre sang tambourine dans nos têtes. Le temps n'ose nous parler, il sait qu'il n'a pas le droit de profaner un moment si divin. Tu ne t'arrêtes pas, Aucune douleur dans nos muscles, notre cerveau se relâche, notre coeur s'emballe, rien ne nouw retiens.  Un culte voué à notre amour, un lieu aussi sacré que secret; le lit devient notre maison, la laine épaisse nous réchauffe et nous protège comme les bras de l'autre. Il est certain que ca fait du bien, tout cet instant s'éternise au delà de nos corps, de nos efforts ou de notre volonté. En total don de toi même, tu me laisses diriger tes regards, prendre tes mains mouates et tes reins danser. Je perd pied, mon regard glisse sur le côté, aussi rapidement et surement que ces cris de jouissance qui m'échappent.Tout ce que je ressens me dépasse, un mélange divin d'hydromel et absinthe. Cet espace rempli de nos corps rempli d'amour et de haine, de couleur et de noir, de bien et de mâle,de larmes et de soupir, de cris et de peur, de toi et de moi...

 

C'est là que je le dis, comme un cri que ton corps a poussé hors du mien au hasard d'un coup de rein, un je t'aime qui me déchire la gorge, brûle mes poumons de cet air chaud rempli d'hormones. Tu as fait ressortir en moi ce qui était enfouie, dont j'ignorais jusqu'à la possible existence, ce mythe social qui m'avait si longtemps manqué, ce pourquoi je t'attendais depuis ces années; cet amour que je pourrais partager avec toi, t'avouer, te crier, te pleurer, te montrer, te crier du regard à coup de rein pour t'affirmer haut et fort que oui, mon corps et mon esprit étaient à toi. Ton regard captive le mien, et pendant que ta main remets une mèche de cheveux en place, j'aime quand tu fais ca. Tu oublies mon corps et voit mon esprit, tu te lies à moi d'une manière que personne d'autre n'avais pu faire avant. Je le redis, je t'aime, encore, je t'aime, je t'aime, tout tourne autour de moi, mon corps m'échappe, ton sexe perce mon coeur, ça fait du mal, ça fait du bien. comme tes coups de rein. encore et encore, nous suffoquons, nous nous aimons, en totale déraison, nous faisons l'amour à n'en plus finir, nos peaux brûlent de chaleur, une chaleur que seules nos âmes peuvent dégager. Je t'aime, je sais que c'est vrai, que c'est mon coeur qui parle par mon corps. Je tremble comme une feuille, je pleure de joie, je jouie, je cri, je  hurle, je frissonne, j'attrape ton corps pour le plaquer au mien, je ne veux pas que tu partes, que tu te retires de ce lit, que tu t'éloignes d'un seul petit maudit centimètre de mon coeur, il est là, à toi, alors qu'il vient tout juste de naitre. Ma tête tourne encore et encore, je flotte dans l'espace  de ma chambre avec pour seul soleil ardent ton désir.

 

Partage moi, aime moi, prend moi, déteste moi, montre moi que je t'aime, que je suis dans ta vie, d'une manière ou d'une autre, non, je ne t'arrête pas...

Par Tristana - Publié dans : Nyctalopie - Communauté : Journaux (presque) Intimes des LGBT
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 23:44

Il était une fois, une vie d'adolescent presque parfaite.

 

A l'époque, on pouvais aller au sauna pour baiser, une partouze dans toutes les salles, une odeur de foutre s'engouffrait dans nos narines; on pouvait chauffer un mec par internet 20080907-sauna.jpgpour finir dans son lit l'heure d'après, sans craindre d'aller chez lui, sans avoir de lacrymo dans la poche, en disant à sa meilleure amie chez qui on allait, son nom, son numéro, son adresse, en lui demandant d'appeler toutes les heures "pour vérifier que je suis vivant"; on pouvait fièrement se mettre une plume dans le cul pour sortir dans la rue, il n'y avait pas de coq pour nous la voler, qu'importe sa couleur, et puis on pouvait s'habiller comme on aimait, comme notre style était; il n'était pas rare de commencer une soirée en bar, de la continuer dans la boite d'accoutumer, rencontrer des étrangers, sympathiser avec eux et finir n'importe comment, mais surtout avec n'importe qui sans se demander s'ils étaient homophobes; à l'époque c'était vachement bien.

 

Aujourd'hui, les saunas sont aseptisés, on paye l'entrée pour sentir l'odeur du propre plutôt que celle du foutre; les caniveaux dégueulent de capotes tous les lundis matins; il faut laisser ses plumes dans son armoire sous peine de se voir tabasser; il faut bien observer qui se situe à côté de soit au risque de se prendre une droite si on a le malheur de le frôler; il faut demander l'autorisation à la direction pour amener son appareil photo; il faut compléter les informations de Laurence Ferrari en expliquant autour de soi que la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie c'était Mercredi...

 

Et après, on ose nous demander pourquoi les gays ont arrête pas de se plaindre.

 

Votre hétérosexualisation, on la bouffe sur les paquets de céréales, à la radio, dans la voiture, au boulot, en pause déjeuner, sur le périph, sur internet, et même sur nos chats gay !

 

Foutez-nous la paix. 

Par Tristana - Publié dans : Sarcasmophilie humaniste
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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 22:22

 

Par Tristana - Publié dans : Effondrement psychopaslogique - Communauté : Journaux (presque) Intimes des LGBT
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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 21:58

A la fin tout ce qu'on veut, c'est que rien ne change. On ne sait pas forcément définir ce rien, mais on sait qu'on veut le prolonger. Un instant, juste quelques secondes de plus avec que tout redevienne... normal.

 

On refuse de sécher ses larmes, d'essuyer toutes traces d'humanité qui coulent sur ses joues, on se dit que parfois, ça fait du bien de pleurer, d'accepter ses faiblesses.

 

Faire un pas en arrière ne signifie pas forcément reculer.

 

On est là, avec un ressenti, un vrai, véritable, sincère, profond et entier. C'est tellement rare. L'écran devient noir et en quelques secondes la descente aux enfers débute: les larmes sèchent naturellement, le lecteur dvd revient au menu, une voiture passe dans la rue, la voisine fait du bruit... Tout est chassé.

 

En quelques secondes, tout est perdu. Les rêves, les questions, les doutes, les idées, les espoirs, tout ce qu'y avait été planté... perdu.

 

Il faut parfois remettre en question sa foi pour que celle-ci deviennent plus profonde.

 

Cette mère a dit "Je vous aime tous". Ce n'est pas son amour qui nous est salvateur, mais sa foi et la possibilité qu'une mère nous aime intégralement pour ce que nous sommes.

 

Dieu ou pas Dieu.

 


 

La palme de Platine pour le film le plus émouvant de l'année 2010 revient à Prayers for Bobby.

Par Tristana - Publié dans : Essai pédant - Communauté : Journaux (presque) Intimes des LGBT
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 16:53

 

Il paraît que je suis comme ça. J'aime que les choses soient a leurs places, je n'aime pas quand les choses prennent des tournures inattendues. En réalité, je n'aime pas qu'on pense de moi que je ne contrôle pas ma vie.
 
Tu es trop scolaire dans ton esprit. Pour toi l'armée c'était des vacances. C'est d'ailleurs pour ca que tu n'y es pas resté. Tu voulais de l'aventure, pas un road-trip en Afghanistan, mais quelque chose qui te sorte de l'ordinaire tout en restant dans un cadre qui peut te rassurer. T'es l'ante christ d'un anarchiste.
 
A vrai dire le problème c'est surtout que je passe ma vie a tourner autour du choix de l'apparence. Est-ce que porter des lunettes de vue me rend moins cool que de porter des lentilles de couleur? Est-ce que porter des lentilles correctives me rend plus cool que de porter des lunettes de vue? Le simple fait de me poser cette question ne sous-entend elle pas que j'accorde au regard des gens de l'importance? Même si au final l'avis que je veux qui se dégage soit "OMG regarde ses lunettes... Lui il connaît rien a l'esthétisme..." Ne dénature-t-il pas ce même avis?
 
En fait c'est ça la réalité: t'es là, tu t'impose, tu fais partie du préétabli et ce peut importe le contexte. Tu demandes rien a personne, tu vas la ou t'en a envie. Mais bon, c'est quand même bizarre que tu puisses aussi simplement passer au-delà des barrières que t'impose ta personnalité, comme par exemple ce que je te disais tout a l'heure, ton aspect scolaire. Pourquoi tu es la si t'es pas invite?
 
Quand on veut, on peut. Je veux, je peux. C'est une évidence. J'ai voulu ca, j'ai voulu lui, j'ai voulu la, j'ai voulu voir aussi. J'ai donc eu ca, lui, la et j'ai vu. C'est aussi simple que ca. Ne pas réfléchir. Faire. Cloisonner l'instantaneite de la postérité. Cloisonner. C'est bien, ca, cloisonner. Rempli de sonorité, d'idée... Séparer, ignorer, oublier, faire abstraction, nier, passer outre... Les sentiments, les sensations, les a priori, les préjugés, les jugements, les apparences, les émotions.
 
Tu te demandes jamais pourquoi. Tu fais et puis tu vois. Tu ignore le après, que ce soit demain ou après ta mort. Tu réfléchis que si tu sais que ca te fera avancer. Certaines choses te paraissent évidentes, tellement logique et te paraissent limpide, a tel point que tu n'as nul besoin de les dire.
Hesitation_by_GemRekrab.jpg
Inutile de réfléchir. Au final, la pensée n'est rien que de l'individualisme. La pensée n'est résolument matérielle que lorsqu'elle déplace un peuple. C'est la ou tout l'intérêt de la vie réside: l'existence de l'Homme. C'est par la plus petite action du plus insignifiant des êtres que la vie s'accomplit. Il s'agite, attire l'attention, s'exécute, marque et change l'individualité. Le plus extrême des égocentrique est en réalité le moteur humain le plus efficace au développement collectif. Le sectarisme, le racisme, l'antisémitisme, toutes les discriminations ont amené le temps a ce point précis.
 
Tu sais ou tu veux aller, mais tu ne sais pas comment y aller. Pour aller de A a Z, tu le fait en sens inverse, la ou tous nous passons par le bon ordre, par les 24 autres lettres. Dans un sens tu es unique, authentique, rare.
 
Je suis tout simplement l'erreur de l'équation, le signe inverse, le gribouillis confondu. Le détail, au-delà d'une volonté divine ou d'un ordre préétabli.
 
Trop rare pour mourir.
 
Trop étrange pour vivre.

Par Tristana - Publié dans : Essai pédant
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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 00:45

- Nan mais tu comprends, c'est ça qui m'a le plus choqué dans ses propos.


- Je te comprends, personne n'apprécie de se faire traiter de vieille folle décrépie...

 

- Je suis plus jeune que ce connard! Encore qu'il me traite de pute...

 

- Pour toi c'est un compliment.

 

- Exactement, un compliment. Alors là, forcément, ca m'a gavé. Résultat, je lâche mon sac et j'vais lui retourner une droite, direct, sans réfléchir. Remarque ca nous faisait un point commun... Bref, il s'est retrouvé avec la marque de mes bagues sur la gueule...

 

- Mais il savait que c'était toi?

 

- Que neni! Il était bien trop bourré. Roh, change de chaine, la Sophie Marceau je peux plus me l'encadrer, meme dans les Closer aux chiottes. Met Arte, j'crois que c'est ce soir qu'il y avait un reportage sur les manchots.

 

- Les manchots? T'aime les manchots toi?

 

- Oui, depuis que j'ai fait pute en Alaska. Enfin bref, il était trop bourré, oui c'était un job d'été évidemment.

 

- Evidemment.

 

- Donc l'autre là, il m'a pas calculé! C'est pas comme si ca faiait deux ans qu'on passe 5 jours sur 7 ensemble, mais presque. Résultat, le lendemain, quand je vois qu'il a décuvé mais rien calculé...

 

- T'as remué le couteau dans la plaie.

 

- Pire. J'ai mis un autre couteau. Déjà en arrivant, j'lui tape la bise comme un boeuf, il a rien dit mais j'ai bien vu que ca lui déchirait la joue que j'appuie aussi fort.

 

- Roh t'es une garce!

 

- Mais j'ai fait pire! A un moment donné...

 

- Passe-moi le sel.

 

- Rah tu vas encore boire un litre d'eau avant d'aller te coucher et tu vas pisser toute la nuit.

 

- Au moin ca me fera une raison pour te pousser du lit.

 

- Connard! T'as qu'a dire que je suis gros aussi!

 

- Non, t'assimile les graisses mieux que les protéines...

 

- J'vais t'assimiler ma main dans ta gueule!

 

- Poétique...

 

- Alors écoute, niveau poésie, quand j'entends Nadine Moreneau répondre "Libé" à la quetion "quel est le dernier livre que vous ayez lu?", je me dis que y'a pire cruche blonde que moi.

 

- Mais alors il a grillé que c'était toi?

 

- Non... Je l'ai charié à un moment, style "tiens tu t'es blessé à la joue?" ou alors "t'as raté ton make-up ce matin, on voit ta peau". Résultat, à midi, il commence a enchainer "hier soir j'ai rencontré une super nana, mais bon, j'avais un peu bu et j'me rappelle plus de son prénom, je sais pas comment la revoir...". Le tout avec une haleine de phoque !

 

- Dommage que ce soit son haleine qui soit comme un phoque...

 

- J'avoue... Enfin bref, entre deux bouchée de sandwich poulet-kébab de Douce France... Rah encore une beauté poétique, un oxymore comme on en fait plus ca... Kébab-France... Bref il m'a parlé de ma cousine pendant deux heures!

 

- Mais t'es resté sérieux?

 

- Bah oui, j'me voyais pas dire "Hey! Patron, c'était moi la folle blonde décrépie que vous avez traité de pute hier soir! Alors, quand est-ce qu'on va boire un verre?" Autant mettre du sel sur son sandwich...

 

- Pour qu'il aille pisser tout l'aprem?

 

- Non, sel et eau à forte dose ca fait vomir...

 

- Mais ca m'explique toujours pas pourquoi tu veux le tuer... Bien bourré, tu pourras au moins le pomper dans les toilettes de la B.

 

- Oui, sauf qu'en retournant bosser... Il m'a sorti "ceci dis, de ce que je me rappelle d'elle, on dirait un peu ton meilleur pote quand il se travestit".

 

- Il parlait de moi ?

 

- Il parlait de toi !

 

- Cool. Demain je passe au salon lui proposer de se rejoindre à la B. dimanche soir.

 

- Dis donc conasse, pense aux copines ! C'est mon boss! Alors si y'en a un qui doit le pomper dans les chiottes, ca sera moi ! C'est ma promo-canapé!

 

- En même temps il t'as pas calculé...

 

- Si, il a calculé ma cousine...

 

- Alors voilà ce qu'on va faire: si t'as les couilles de lui avouer que c'était toi hier soir, que t'es sorti en version "cousine", je te promets de tes laisser les siennes.

 

- Quoi, de cousine ?

 

- Non, de couilles. Suis un peu, merde...

 

- J'y peux rien, c'est les pingouins. Regarde-les, ils me perturbent...

 

- Tu préfères Sophie Marceau ?

 

- Ah ca suffit, en rajoute pas. Déjà que tu vas m'emmerder en te levant toute la nuit pour aller pisser, si en plus je cauchemarde de Sophie Marceau...

 

- T'auras qu'à m'accompagner aux chiottes. Je te passerai le Closer où elle y est.

 

- Hein hein... très drôle... Passe moi la vodka.

 

- C'est du whisky.

 

- C'est pareil, ca rafraichit...

Par Tristana - Publié dans : Chronique psychédélique
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 01:24

Juste parce que ca fait plaisir, pour l'unique sensation de sentir ses doigts carresser la peau, les sillons des doigts sursauter sur le grain de peau impafait de l'autre. Comme ca, dans le noir, en plein milieu du cinéma, personne ne voit rien, perdu entre les rires des êtres d'avantage absorbés par une toile blanche que par leur espèce.

 

Avant même la passion des premiers jours, juste le sentiment de réjouissance et de plénitude. On ne sait pas grand chose de l'autre, on ressent uniquement. La pensée ne gâche pas la magie des hormones, les neurotransmetteurs perturbent le jugement et le coeur

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palpite d'avantage...


Pour une fois, rien qu'une fois, croire, espérer, avoir confiance, espérer, essayer.


Rien qu'une fois.

 

Il suffit d'une fois.

 

Trop de foi...

Par Tristana - Publié dans : Nyctalopie
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 20:57

  - Et sinon tu fais quoi dans la vie ?

 

- Je suis coiffeur.

 

- Ah ouais ? Et c’est bien comme métier ?

 

- Je pense pas qu’il y est vraiment de bon ou de mauvais bien, tu vois. Perso, j’adore la coiffure. Bon, j’ai fait une année sabatique de recherche d’emploi, mais là, tu vois, en reprenant le boulot, après un an, ben j’me dis que ouais c’est vraiment cool comme métier. Je dis pas ca dans le sens tu branles rien de tes journées, loin de là, par exemple cette semaine j’ai même pas eu le temps d’aller pisser une seule fois tellement c’était blindé. Mais c’est cool dans le sens j’adore couper les cheveux, tu vois , t’as une vieille qui arrive, elle ressemble à rien, des cheveux tout pourris, une gueule minable, ben elle repart elle a quinze ans de moins, et tu participes indirectement au fait que ce soir, ben pan elle va faire des chocapics avec son mari…

 

- C’est pas trop dur ca la clientèle ?

 

- Ben c’est un peu beaucoup la base du métier. Enfin tu peux toujours coiffer sur tête malléable, mais ca paye pas le loyer ca. Et puis la clientèle ca dépend aussi du salon. Tu vois j’ai une amie qui est dans un salon en pleine galerie commerciale, bon l’avantage c’est qu’elle a des beaux gosses à longueur de journée. Perso, le matin avant même d’ouvrir le salon je sais qu’il y aura des bombes sexuelles parce que ma patronne a mis une mini jupe et des talons hauts. Ceci dis l’avantage que j’ai par rapport a elle c’est les pourboirs. Comme y’a d’avantage de vieux ben j’me fais d’avantage de thunes, ca arrondi bien les fins de mois.

scribe

- Ouais mais c’est pas chiant d’être coiffeur pour vieux ?

 

- Si, un peu, parce que bon tu fais jamais d’excentricité et tu stagnes un peu sur tes acquis en couleur et en coupe vu que tu restes toujours sur du classique. Ceci c’est pratique parce qu’au moins tu sais que tu vas bien asseoir tes bases, tu vois.

 

- Et les gosses ?

 

- Ah les gosses ca c’est une catégorie a part. Y’a les chiards, les vrais de vrais, ceux qui sont d’appellation d’origine contrôlée, ceux que la mère amène non pas pour qu’ils se fassent couper les cheveux, mais pour que ne serait-ce qu’une demi-heure ils soient sous la responsabilité de quelqu’un d’autre. Ceux là, quoi que tu fasses, tu sais que la coupe est à chier, pas droite, pas fini, pas égale… Mais tu vois comme la patronne elle le sait elle te les laisse exprès. Même la menace de leurs couper les oreilles ou trancher la nuque, ca marche pas. Après, tu passes au chantage, « si t’es sage t’as droit a des bonbons à la fin ». Si ca marche pas, c’est pire, il met le dawa dans le salon et te réclame un bonbon. Et bien sur, si t’en donne pas, ben là il finit de mettre le salon à l’envers…  Mais c’est cool, ca mets tes nerfs à l’épreuve, et t’en sors grandi. Après, t’as la catégorie des gosses gentils. Eux, quoi que tu fasses, quoi que tu dises, ils te foutent la paix et la coupe leur plait toujours. Ceux là, faut surtout pas leur dire que s’ils bougent trop tu vas leur couper une oreille, sinon ils se mettent à pleurer et la mère te poursuit en justice pour menaces.

 

- Ah ok… Et tu t’ennuis jamais ?

 

- Des fois si, quand c’est blindé et que t’as envie de rien foutre, t’alignes les shampooings avec les applications de couleurs et basta, les autres font les coupes et les brush. Nan parce que des fois t’as bien envie mais c’est pas le jour, tu foires toutes tes coupes, les cheveux sont toujours rebelles, y’a toujours une putain de mèche qui va pas comme tu voudrais. Et là quelqu’un prend son séchoir et hop en un coup de brosse remet tout en place, résultat tu te sens trop con et t’encaisse ton client avec une tête d’enterrement.

 

- Et ca t’arrive de rater des clients ?

 

- Ben ca dépend de quel point de vue tu te places. Perso je pose toujours la question « cela vous convient-il ? » et voila comme ca au moins c’est cash tu sais, soit c’est oui soit c’est non mais y’a pas de demi mesure. Bon après, quand tu es sous la responsabilité de quelqu’un, y’a toujours une retouche ou deux à faire, même si selon toi ben non ta coupe elle est vendable. Après faut être honnête, les gens te disent toujours qu’ils sont satisfait, mis à part les veuves, ca leur plait jamais. Au pire même s’ils aiment pas, par politesse ils te diront que c’est green tu vois, mais par contre ils reviendront jamais après. Et toi au fait tu fais quoi comme métier ?

 

- Psychologue pour la médecine du travail.

 

- Ah ok. Ben… euh… merci pour le verre hein.

 

- De rien. Au plaisir.

Par Tristana - Publié dans : Chronique psychédélique
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 22:27

La vie reprend, on enchaine le boulot, les courses à Leader Price, les soirées avec les Sweety's Me se tassent... La lourde chaleur des longues nuits d'été commence à pointer,  les reportages sur le danger de l'alcool et des dangers des nuits en club pullulent sur la TNT. La vie reprend son cours, l'Univers remets les choses dans l'ordre: les boxers dans le permier tiroir, les chaussettes dans le second, les ceintures et cravates dans le troisième, le plus en bas de la colonne... Les tchats gays proposent des abonnements promotionnels pour l'été, les alcooliques du bar de derrière la maison beuglent, forcément, l'Espagne a gagné 1 - 0...

 

Tiens, en parlant de foot: non je ne prendrais pas le temps de faire accoucher mes neuronnes d'un sarcasme sur cette bande de follasses. Soyons honnête, onze mecs qui s'habillent avec un short, court après un ballon pendant 90 minutes, sans jamais l'avoir, bien sur, pour finir tous à poil dans une douche, quoi que ca ressemble plus aux vieux sous-sols rempli de merde et de gel sur les murs qu'à une douche collective...

 

Et puis là, les grandes interrogations existentielles refont surface: que suis-je ? pourquoi suis-je là ? ou vais-je ? cire divine ou rasoir ? boxer ou string ? comment survivre en perdant son cocon ? comment savoir que tout change et que ce qui est fait est fait ? pourquoi la confiance que j'ai en moi dépend du CAC40 ?

 

Fleuve-mangrove-Formosanormal.jpg Bref, tout va encore de l'avant. En une journée de travail, j'ai eu autant d'intensité intellectuelle que pendant une année de chomage. Il est dit que le temps passe uniformément, un fleuve au sens perpétuel immuable. L'homme sur le fleuve ne voit pas l'eau avancer alors que le pélerin sur la berge voit l'eau coulait, et le bateau avancer sur l'eau. Mais est-ce que le fait d'être occupé à faire avancer le bateau permet au pélerin de mieux voir l'eau s'écouler ?


 

 

Ta gueule et rame...

 


 

Par Tristana - Publié dans : Chronique psychédélique
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 04:56

Heure d'hiver ? Heure d'été ?

Hormones ?

Jetlag ?

 

Toujours est-il que la Reine de la Nuit vieillie. C'est dur à avouer, d'avantage à assumer, mais elle vieillie. La musique en boite fait hurler son sonotone, elle ne digère plus l'alcool, s'endort à côté des basses... Rien ne va plus!

 

drag_queen_show.jpg

 

Peut-être qu'il faut envisager de changer de vie. Entamer un nouveau mode de fonctionnement, plus standard, plus adulte en fait. Finis les bringues et les nuits blanches du vendredi au lundi. RTT pour le foie, histoire de virer tout ce qu'il a stocké. Fin de la corosion de la cloison nasale à coup de snif. Enfin un cycle de sommeil digne de ce nom...

 

Après, le problème, c'est que ca exige de réorganiser d'autres parties de sa vie. A défaut de pouvoir s'investir dans sa vie sociale, il faut avoir un travail passionnant. En fait, et surtout, il faut un travail... Sans oublier un mec, car il faut bien s'occuper en dehors du travail. Un mec qui ne passe pas sa vie en boite, qui soit casanier, trop rare pour vivre, trop bizarre pour mourir...

 


 

OMFBG.

Par Tristana - Publié dans : Nyctalopie - Communauté : gayfriendly
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