Ca fait du mâle, ca fait du bien.
Tu viens plus près de moi, sur ce lit a la couverture froide mais épaisse. Tu t'allonges à ma gauche, pose ta main sur ma cuisse et commence lentement à me caresser avec ton pouce. Un simple contact qui titille mon excitation, un rien qui me fait du bien. Pendant quelques instants, j'en viens même à oublier où je suis. En totale soumission, je me laisse bercer par ta respiration, renverse ma tête en arrière et apprécie ce moment. Tes lèvres s'approchent des miennes, légerement humide et pourtant si chaudes, elles me brûlent et enflamme mon corps. Je veux juste toi, je ne sais pas vraiment comment te le dire ni ce que cela représente, mais je sais que je te veux corps et âme. Collant ton torse au mien, en total don de moi même je te laisse maitre de la situation. Ta langue carrese mon visage, sans crier gare elle reveille en moi les pulsions les plus primaires qui puissent dormir. Partagé entre une mélancolie et une nostalgie, je reste à ta mercie. J'aime quand tu es là, collé à mon corps, frottant ta peau sur la mienne, lentement mais aussrément, avec la poésie du romantisme et la violence du désir, une alchimie aussi improbable qu'excitante.
Si les détails étaient laissés à l'abandon au départ de notre couche, ils sont pourtant tous parfait. La chaleur ambiante suffit à porter a mes narines l'odeur de ton corps, sans l'atténuer ni m'éttoufer. La musique compose une ode charnelle, voluptueuse et sensuelle. L'excitation et la passion se mélangent à nos parfums, si masculins et si tendre. Ton coup de rein est aussi parfait que ta douceur, il me pousse a crier mon amour au milieu de cette nuit noire. Le monde autour de moi parait si loin, si distant, si ralentit et si insignifiant. Seul toi et moi, ou devrais-je dire nous, notre fusion, notre symbiose, notre union, notre unité, me parait vivante. L'obscurité ne pénètre pas la chambre aussi facilement que ton corps me pénètre, m'enflamme, m'embrase et m'embrasse.
Une plénitude que seul toi sait m'apporter, à chaque fois tu y parviens. Des ailes blanches accrochées à ton dos, tu te faufiles en moi comme un serpent autour de mon cou, sifflant à mes oreilles une douce mélodie aux sonorités rauques et viriles. De petits cris si primaires et si intense, je ne veux pas m'arrêter ni toi non plus, tu me retournes, tu continues et te soucies de me faire plaisir, les yeux du monde sont à nos antipodes et nous n'y pensons même pas. Chaque partie de nos corps se touchent, se caressent, s'attirent et s'extasient de cet instant. Une vague respiration haletante, la douceur du moment en prime. On s'attend a exploser l'un avec l'autre, des paillettes plein les yeux, plein la chambre, un cocon de douceur et d'amour, de la ouate atmosphérique, mon cerveau bouillonne sans réllement savoir pourquoi, juste te savoir là me faut vibrer.
Le ressenti est exquis, l'excitation n'est finalement plus rien. Au delà de tous ça, de ces mots, c'est juste ce frisson qui remplace tout ça. Ta langue si mielleuse bouge sans relâche, aussi rapidement que notre sang tambourine dans nos têtes. Le temps n'ose nous parler, il sait qu'il n'a pas le droit de profaner un moment si divin. Tu ne t'arrêtes pas, Aucune douleur dans nos muscles, notre cerveau se relâche, notre coeur s'emballe, rien ne nouw retiens. Un culte voué à notre amour, un lieu aussi sacré que secret; le lit devient notre maison, la laine épaisse nous réchauffe et nous protège comme les bras de l'autre. Il est certain que ca fait du bien, tout cet instant s'éternise au delà de nos corps, de nos efforts ou de notre volonté. En total don de toi même, tu me laisses diriger tes regards, prendre tes mains mouates et tes reins danser. Je perd pied, mon regard glisse sur le côté, aussi rapidement et surement que ces cris de jouissance qui m'échappent.Tout ce que je ressens me dépasse, un mélange divin d'hydromel et absinthe. Cet espace rempli de nos corps rempli d'amour et de haine, de couleur et de noir, de bien et de mâle,de larmes et de soupir, de cris et de peur, de toi et de moi...
C'est là que je le dis, comme un cri que ton corps a poussé hors du mien au hasard d'un coup de rein, un je t'aime qui me déchire la gorge, brûle mes poumons de cet air chaud rempli d'hormones. Tu as fait ressortir en moi ce qui était enfouie, dont j'ignorais jusqu'à la possible existence, ce mythe social qui m'avait si longtemps manqué, ce pourquoi je t'attendais depuis ces années; cet amour que je pourrais partager avec toi, t'avouer, te crier, te pleurer, te montrer, te crier du regard à coup de rein pour t'affirmer haut et fort que oui, mon corps et mon esprit étaient à toi. Ton regard captive le mien, et pendant que ta main remets une mèche de cheveux en place, j'aime quand tu fais ca. Tu oublies mon corps et voit mon esprit, tu te lies à moi d'une manière que personne d'autre n'avais pu faire avant. Je le redis, je t'aime, encore, je t'aime, je t'aime, tout tourne autour de moi, mon corps m'échappe, ton sexe perce mon coeur, ça fait du mal, ça fait du bien. comme tes coups de rein. encore et encore, nous suffoquons, nous nous aimons, en totale déraison, nous faisons l'amour à n'en plus finir, nos peaux brûlent de chaleur, une chaleur que seules nos âmes peuvent dégager. Je t'aime, je sais que c'est vrai, que c'est mon coeur qui parle par mon corps. Je tremble comme une feuille, je pleure de joie, je jouie, je cri, je hurle, je frissonne, j'attrape ton corps pour le plaquer au mien, je ne veux pas que tu partes, que tu te retires de ce lit, que tu t'éloignes d'un seul petit maudit centimètre de mon coeur, il est là, à toi, alors qu'il vient tout juste de naitre. Ma tête tourne encore et encore, je flotte dans l'espace de ma chambre avec pour seul soleil ardent ton désir.
Partage moi, aime moi, prend moi, déteste moi, montre moi que je t'aime, que je suis dans ta vie, d'une
manière ou d'une autre, non, je ne t'arrête pas...
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pour finir dans son lit l'heure d'après, sans craindre d'aller chez lui, sans avoir de lacrymo dans la poche, en disant à sa meilleure amie chez qui
on allait, son nom, son numéro, son adresse, en lui demandant d'appeler toutes les heures "pour vérifier que je suis vivant"; on pouvait fièrement se mettre une plume dans le cul pour sortir dans
la rue, il n'y avait pas de coq pour nous la voler, qu'importe sa couleur, et puis on pouvait s'habiller comme on aimait, comme notre style était; il n'était pas rare de commencer une soirée en
bar, de la continuer dans la boite d'accoutumer, rencontrer des étrangers, sympathiser avec eux et finir n'importe comment, mais surtout avec n'importe qui sans se demander s'ils étaient
homophobes; à l'époque c'était vachement bien.
