Partager l'article ! Once upon a time...: Il était une fois, une vie d'adolescent presque parfaite. A l'époque, on pouvais aller au sauna ...
Il était une fois, une vie d'adolescent presque parfaite.
A l'époque, on pouvais aller au sauna pour baiser, une partouze dans toutes les salles, une
odeur de foutre s'engouffrait dans nos narines; on pouvait chauffer un mec par internet
pour finir dans son lit l'heure d'après, sans craindre d'aller chez lui, sans avoir de lacrymo dans la poche, en disant à sa meilleure amie chez qui
on allait, son nom, son numéro, son adresse, en lui demandant d'appeler toutes les heures "pour vérifier que je suis vivant"; on pouvait fièrement se mettre une plume dans le cul pour sortir dans
la rue, il n'y avait pas de coq pour nous la voler, qu'importe sa couleur, et puis on pouvait s'habiller comme on aimait, comme notre style était; il n'était pas rare de commencer une soirée en
bar, de la continuer dans la boite d'accoutumer, rencontrer des étrangers, sympathiser avec eux et finir n'importe comment, mais surtout avec n'importe qui sans se demander s'ils étaient
homophobes; à l'époque c'était vachement bien.
Aujourd'hui, les saunas sont aseptisés, on paye l'entrée pour sentir l'odeur du propre plutôt que celle du foutre; les caniveaux dégueulent de capotes tous les lundis matins; il faut laisser ses plumes dans son armoire sous peine de se voir tabasser; il faut bien observer qui se situe à côté de soit au risque de se prendre une droite si on a le malheur de le frôler; il faut demander l'autorisation à la direction pour amener son appareil photo; il faut compléter les informations de Laurence Ferrari en expliquant autour de soi que la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie c'était Mercredi...
Et après, on ose nous demander pourquoi les gays ont arrête pas de se plaindre.
Votre hétérosexualisation, on la bouffe sur les paquets de céréales, à la radio, dans la voiture, au boulot, en pause déjeuner, sur le périph, sur internet, et même sur nos chats gay !
Foutez-nous la paix.