Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 21:58

A la fin tout ce qu'on veut, c'est que rien ne change. On ne sait pas forcément définir ce rien, mais on sait qu'on veut le prolonger. Un instant, juste quelques secondes de plus avec que tout redevienne... normal.

 

On refuse de sécher ses larmes, d'essuyer toutes traces d'humanité qui coulent sur ses joues, on se dit que parfois, ça fait du bien de pleurer, d'accepter ses faiblesses.

 

Faire un pas en arrière ne signifie pas forcément reculer.

 

On est là, avec un ressenti, un vrai, véritable, sincère, profond et entier. C'est tellement rare. L'écran devient noir et en quelques secondes la descente aux enfers débute: les larmes sèchent naturellement, le lecteur dvd revient au menu, une voiture passe dans la rue, la voisine fait du bruit... Tout est chassé.

 

En quelques secondes, tout est perdu. Les rêves, les questions, les doutes, les idées, les espoirs, tout ce qu'y avait été planté... perdu.

 

Il faut parfois remettre en question sa foi pour que celle-ci deviennent plus profonde.

 

Cette mère a dit "Je vous aime tous". Ce n'est pas son amour qui nous est salvateur, mais sa foi et la possibilité qu'une mère nous aime intégralement pour ce que nous sommes.

 

Dieu ou pas Dieu.

 


 

La palme de Platine pour le film le plus émouvant de l'année 2010 revient à Prayers for Bobby.

Par Tristana - Publié dans : Essai pédant - Communauté : Journaux (presque) Intimes des LGBT
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